Conseil municipal du 12 mars 2009: Note d'ambiance

Le conseil municipal du 12 mars a été assez court pour laisser place au débat d’orientation budgétaire. Peu de décisions importantes. Notons néanmoins la démission de madame Ruiz, pour des raisons de relations avec les services. Elle sera remplacée par Chantal Fischer. Parmi les attributions de marchés, notre groupe relève le montant exorbitant d’une étude visant à refaire le chemin intérieur des services techniques municipaux : plus de 15.000 euros. Le nouveau règlement intérieur des centres aérés est adopté. Le seul changement notable concerne les régimes à éviction (pour les enfants allergiques) qui ne sont désormais plus pris en charge par le restaurateur. Leur fourniture sera sous-traitée.

La partie la plus importante du conseil concernait la présentation détaillée du budget qui sera proposé au conseil du 26 mars prochain. Après un rappel des conditions générales d’une économie nationale en berne, le maire nous expose les différents désengagements de l’Etat aux dépends des collectivités territoriales, en particulier les communes.

Le Maire segmente la population plaisançoise en deux parties : Une population d'ingénieurs et cadres en activité, et une population de retraités à moindres ressources. Les premiers sont demandeurs de services. Les seconds de modération fiscale. Le Maire propose donc une hausse légère de la pression fiscale, essentiellement portée sur la taxe foncière (plus supportée par les entreprises que les autres taxes).

Les investissements lors de l’année 2008 ayant été réduits, la cagnotte s’est encore accrue. Les investissements prioritaires du budget primitif concernent l’entretien du patrimoine, la voirie, et quelques opérations comme une nouvelle crèche.

Pour notre part, nous faisons observer que Plaisance a un retard considérable en infrastructures, culturelles, sportives, et transports. Le budget doit refléter une réelle ambition pour y répondre. D'autre part, le budget peut être affecté de façon plus efficace, par une meilleure définition des projets, et en évitant les dépenses dispendieuses en entretien, générées par des bâtiments non adaptées à leur utilisation. L'exemple de l'école de Musique est flagrant. Au lieu d'investir des sommes colossales pour permettre un enseignement musical, nous proposons un projet d'école de musique à Monestié, permettant de revitaliser ce centre, et de le destiner à un pôle Jeunesse.

Le conseil se termine sur des questions diverses. Nous nous sommes inquiétés de l’ensemble d’immeubles en construction à la Ménude. Il est très isolé, et déconnecté de la ville.
Pourtant, ce projet comporte une composante de logements sociaux, qui s’adresse à des personnes à revenus modérés, et potentiellement aux moyens de déplacements limités.
Qu’est-il prévu pour éviter de créer un ghetto à problèmes, du fait de la concentration d'habitants et de leur isolement ? Le Maire répond qu’il est conscient du problème, que les lignes de bus seront intensifiées lorsque le projet de centre social et médical sera réalisé.

Un CR plus détaillé du conseil est consultable ici.

Libellés : ,